Malgré la réglementation relative à la prévention du risque plomb, qui inclut notamment le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) ou diagnostic plomb avant vente ou location ainsi que le repérage plomb avant travaux ou démolition, le plomb est un métal toxique encore très présent dans les peintures et auquel sont confrontés tous types de publics. Ceci explique la publication constante de nouveaux guides, certains destinés aux particuliers, d’autres aux professionnels, pour sensibiliser et gérer le risque plomb. Le « Guide technique : Travaux de peinture anticorrosion en contexte plomb » élaboré par la Filière Peinture Anticorrosion dont fait partie le groupement des entrepreneurs de peinture industrielle (GEPI) est un exemple représentatif de ce type de publications. Pourquoi ce guide est-il intéressant aussi pour tous publics ?
Le guide technique de 139 pages publié par le GEPI destiné aux entrepreneurs de peinture industrielle qui effectuent des travaux de peinture anticorrosion en contexte plomb décrit de manière détaillée et explicite toutes les étapes nécessaires à la gestion du risque plomb dans un chantier en comportant. Ainsi, il aborde les obligations des différentes parties, soit du maître d’ouvrage et de l’entreprise. Sans surprise, celles du maître d’ouvrage se traduisent par l’obligation de faire réaliser une expertise bien connue de nombreux diagnostiqueurs immobiliers certifiés dans le domaine du plomb : le repérage plomb avant travaux (RPAT). Le guide recommande aussi au maître d’ouvrage de faire réaliser une mesure d’empoussièrement plomb point zéro afin de déterminer la présence de risque surfacique plomb au sein du futur chantier. Le RPAT est indispensable pour l’entreprise des travaux puisqu’il va lui permettre en cas de présence de plomb « à une concentration supérieure à la limite de détection de la méthode analytique mise en œuvre », d’organiser le chantier en contexte plomb, soit dans le respect strict des règles de sécurité (formation du personnel, nouvelle mesure contradictoire point zéro, mesures de protection, gestion des déchets, etc.).
Le guide technique qui s’adresse aux entrepreneurs de peinture industrielle devant gérer le risque plomb au sein d’un chantier consacre un chapitre entier au repérage plomb avant travaux ainsi qu’au suivi de la pollution surfacique au travers de mesures initiales ainsi qu’en cours et en fin de chantier. Concernant le RPAT, le document cite la norme NF X46-035, soit celle relative à la recherche de plomb avant travaux dans les revêtements et matériaux et produits de construction, même s’il précise que la terminologie liée aux zones et parties des ouvrages d’art ou industriels n’est pas semblable à celle des immeubles bâtis. Le guide évoque aussi les méthodes de détection, soit l’analyse par fluorescence X et celle physico-chimique, la notion de limite de détection et le contenu du rapport de repérage. En ce qui concerne le suivi de la pollution surfacique, le guide explique la raison d’être des mesures initiales (point zéro) et cite les prélèvements surfaciques réalisés selon la norme NF X46-032 ainsi que les prélèvements de sols, soit des échantillons de sol, avec une analyse de la teneur en plomb total.
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